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La ville
Patrimoine minier

Dans le bassin carmausin, l'exploitation du charbon remonte au XIIe siècle. Découvert sur les bords du Cérou, une petite rivière traversant Carmaux, il est d'abord recherché par les laboureurs propriétaires du sol.
A la fin du XVIIe siècle, la noblesse et les groupements de propriétaires se réservent les exploitations, ce qui favorise l'évolution des techniques d'extraction.
Au XVIIIe siècle, l'emploi du charbon se généralise en Europe et il apparaît indispensable au gouvernement de réformer le droit minier, car les exploitations devenues anarchiques au fil du temps. L'arrêt de 1744 définit des règles afin de limiter les abus, il réaffirme l'entière propriété du roi sur le sous-sol français, ainsi que les devoirs des exploitants envers la sécurité et les conditions de travail des charbonniers.

La mine sous le marquis de Solages... 

En 1752, le Conseil du Roi accorde, pour une durée de 20 ans, une concession, prorogée par la suite à deux reprises, au Chevalier Gabriel de Solages : celui-ci peut extraire et vendre le charbon de Carmaux sans craindre la concurrence. En 1810, toute concession devient une propriété perpétuelle, disponible et transmissible, et le fils du chevalier, François-Gabriel, fonde alors une société en nom collectif, l'Entreprise des Mines et de la Verrerie de Carmaux, de Solages, père et fils.

A cette époque, les mineurs sont une centaine, dont la moitié travaille au fond. Cependant, pour les mineurs carmausins, l'exploitation de la terre reste le seul revenu réel qui leur permet de payer la taille. La période révolutionnaire entraîne un véritable essor pour l'entreprise de Solages, en raison de la demande des fonderies à métaux (fabrication des armes).

De 1822 à 1832, le nombre de mineurs augmente de 189 à 270 personnes. En 1848, leur condition est améliorée, notamment par la hausse des salaires, mais l'évolution technique prend beaucoup de retard, et la première machine à vapeur n'est introduite à Carmaux qu'en 1811. L'enclavement du bassin houiller carmausin freine la progression de l'entreprise et limite les débouchés commerciaux : les transports par la route sont coûteux, lents et peu fiables...

Un décret impérial de 1854 accorde la concession de la ligne de chemin de fer reliant Carmaux à Albi à l'entreprise de Solages, à charge pour elle de la construire ; c'est l'ouverture de l'"ère de la compétition commerciale" (R.Trempe) pour l'entreprise de Solages, qui devient, en 1856, une société en nom collectif et en commandite par actions, la "Compagnie des Houillères et Chemins de Fer de Carmaux Toulouse".
En 1873, la Société des Mines de Carmaux (S.M.C.) s'agrandit et se transforme.
Les effectifs augmentent rapidement, il y a 2 000 mineurs en 1880 et presque 3 500 en 1900, pour une population de 11 000 âmes. La production atteint les 500 000 tonnes.
Le XIXe siècle, la révolution industrielle, voient en France la naissance des mouvements revendicatifs ; "pour résister aux initiatives répétées de la compagnie, les mineurs furent conduits à se concerter et à lutter collectivement" (R.Trempe) : réduction du temps de travail, hausse des salaires, droit à la sécurité, et aux assurances sociales sont leurs leitmotivs.

La grève des mineurs carmausins de 1892 a une large répercussion nationale. Pour la première fois, un maire socialiste est élu à Carmaux, Jean-Baptiste Calvignac ; malgré l'opposition de la compagnie, il pourra exercer son mandat. Par ailleurs trois associations syndicales voient le jour entre 1883 et 1914.

De 1900 à 1914, la Société des Mines de Carmaux modernise son matériel et ses méthodes : "traction électrique par Trolley, havage mécanique, remblayage hydraulique, électrification du fond favorisée par l'absence de grisou, marchent de pair avec l'amélioration de l'organisation du travail, la recherche de nouveaux débouchés et l'adaptation des produits aux exigences commerciales" (J-F. Kowalik).

La nationalisation de 1946

Les deux conflits mondiaux entraînent la croissance des besoins en charbon, mais aussi les pertes humaines, ces dernières étant compensées par l'arrivée de mineurs étrangers. Au sortir de la deuxième guerre mondiale, la France doit se reconstruire, elle engage la "bataille du charbon" pour produire davantage. La S.M.C. réquisitionnée, échappe à la famille de SOLAGES pour devenir la concession des Houillères de Carmaux ; après la nationalisation des houillères en 1946, les mines carmausines intègrent les Houillères du Bassin d'Aquitaine, puis, en 1969, les Houillères de Bassin du Centre et du Midi.

Cependant, le premier plan établi par Jean Monnet (1946-1952), engage un programme de modernisation des équipements : à Carmaux est construite une nouvelle centrale thermique alimentée par le charbon. Carmaux est à l'apogée de sa production charbonnière. Mais en 1958, la politique énergétique française est reconsidérée du fait de la compétitivité des charbons d'importation et de celle d'autres sources d'énergie, comme le gaz naturel et surtout le pétrole. Le marché du charbon diminue, ses débouchés traditionnels dans les transports et les industries disparaissent. Enfin, l'équipement hydroélectrique se développe.

Le déclin du secteur charbonnier à Carmaux sera progressif mais inéluctable, entraînant la fermeture des puits.

 La mine à "ciel ouvert"

Pour redonner un avenir au charbon, est lancé dès 1975 le projet d'une extraction à ciel ouvert, qui se réalisera effectivement à partir de 1984.

La grande découverte est une immense excavation d'un kilomètre carré et de 300 mètres de profondeur; son exploitation a cessé il y a peu et la reconversion du site est un enjeu important pour l'avenir de la ville.

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